CIRCULATION DES ELITES

Publié le par Edouard Bodin

            "Un peuple qui ne renouvelle pas ses élites sombre dans la "société bloquée". La sclérose des élites est un mal bien français, dans ce pays où le privilège des avantages acquis a toujours fait bon ménage avec l'égalitarisme paralysant. Avant ou après la Révolution d'ailleurs...La circulation des élites suppose les principes de sélection rigoureuse des meilleurs et de méritocratie, bref un "inégalitarisme intelligent" fondé sur la justice. La sélection des élites comme la notion d'aristocratie est fondée sur le principe de liberté et sur celui de compétition:"que le meilleur gagne".

               L'égalitarisme social du refus de la sélection, grand héritage de Mai 1968, comme les privilèges corporatistes, qui marchent main dans la main, ainsi aujourd'hui que la "discrimination positive" et les quotas pour les catégories ethniques n'aboutissent pas à la justice sociale, mais à la promotion des médiocres.
                
               Depuis une trentaine d'années,l'Education nationale, en abandonnant les principes de sélection et de discipline, a enrayé tout processus démocratique de circulation des élites et d'accession des meilleurs des classes défavorisées aux classes dirigeantes. En effet, l'école publique gratuite a été massivement dévalorisée et n'est plus capable de remplir son rôle de promotion sociale. Seul l'argent permet d'accéder à une instruction de qualité. L'égalitarisme anti-sélectif a débouché sur le corporatisme et le népotisme et sur le blocage de la circulation des élites."

                         Extrait de "Pourquoi nous combattons" de Guillaume Faye
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Publié dans REFLEXION

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